Téhéran rationne l'essence face au blocus naval américain

L'Iran appelle sa population à réduire drastiquement sa consommation d'essence en raison du blocus naval américain, redoutant une explosion sociale.Breaking News, Economie, Politique, appelle, Blocus, consommation, devons, essence, États-Unis, Iran, nous, réduire, Téhéran, PAKET AFE, newsL'Iran appelle sa population à réduire drastiquement sa consommation d'essence en raison du blocus naval américain, redoutant une explosion sociale.
Téhéran rationne l'essence face au blocus naval américain

Téhéran a sommé mardi 1er septembre sa population de réduire immédiatement sa consommation d'essence, une décision dictée par les graves pénuries d'importation provoquées par le blocus naval imposé par les États-Unis.

Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, a pris la parole à la télévision d'État pour préparer les citoyens à des sacrifices énergétiques majeurs. L'ancien négociateur a insisté sur l'obligation nationale d'économiser chaque litre de carburant pour faire face à l'asphyxie économique qui frappe le pays.

Washington maintient depuis la fin du mois de février un dispositif militaire d'envergure au large des côtes iraniennes, bloquant systématiquement les navires-citernes à destination des ports de la République islamique. Cette pression physique directe paralyse les circuits d'approvisionnement habituels d'un pays pourtant riche en pétrole brut mais dépendant de l'étranger pour son raffinage.

Gholamhossein Mohseni Ejei, le chef du système judiciaire, a annoncé lundi 31 août le déploiement préventif des forces de l'ordre et des services de renseignement sur l'ensemble du territoire national. Le pouvoir craint ouvertement que la hausse des prix ou la pénurie de carburant ne déclenche une nouvelle vague de contestation populaire.

Janvier dernier reste dans les mémoires des dirigeants de Téhéran comme le point de départ d'émeutes d'une extrême violence, réprimées dans le sang par les Gardiens de la révolution. La dépréciation de la monnaie locale et l'inflation galopante accentuent la colère d'une population déjà étranglée par les sanctions économiques internationales.

Cinq raffineries nationales fonctionnent actuellement à pleine capacité, mais leurs infrastructures vieillissantes et le manque de pièces de rechange empêchent de couvrir la demande quotidienne des automobilistes iraniens. Les files d'attente s'allongent devant les stations-services des grandes agglomérations comme Ispahan, Tabriz et la capitale.

Trente pour cent des besoins en carburant raffiné de l'Iran dépendaient des importations maritimes avant le début de cette crise ouverte avec l'administration américaine. Le gouvernement cherche désormais des voies d'approvisionnement terrestres alternatives à travers ses frontières orientales et septentrionales.

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira d'urgence ce vendredi à New York pour examiner la légalité de ce blocus naval et évaluer les risques d'escalade militaire dans le détroit d'Ormuz.

Publicité

En savoir plus sur PAKET AFE

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

En savoir plus sur PAKET AFE

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture