
Une dizaine de policiers du commissariat d'Amiens ont été intoxiqués ces dernières semaines après avoir consommé l'eau du robinet de leur établissement, polluée par des excréments de pigeons à la suite d'une inversion accidentelle de canalisations.
L'alerte sanitaire a été déclenchée fin août lorsque plusieurs fonctionnaires de police ont présenté de violents symptômes de contamination intestinale, se traduisant par des crampes d'estomac aiguës et des arrêts de travail à répétition.
Une enquête technique interne menée dans l'urgence a révelé une bévue de plomberie difficilement croyable, commise lors de récents travaux de rénovation du bâtiment administratif de la police nationale.
Les ouvriers de l'entreprise sous-traitante ont inversé les raccordements hydrauliques, branchant le réseau d'eau de pluie collectée sur les toits directement sur les robinets de consommation, tandis que l'eau potable alimentait les chasses d'eau des sanitaires.
Des analyses microbiologiques ordonnées par la direction départementale de la sécurité publique ont confirmé la présence massive de bactéries coliformes issues de fientes de pigeons accumulées dans les gouttières de l'édifice.
Les syndicats de police d'Amiens dénoncent la lenteur de la hiérarchie face aux signalements répétés des agents qui s'inquiétaient depuis plus de deux mois de la coloration jaunâtre et de l'odeur suspecte de l'eau.
La préfecture de la Somme a assuré qu'une opération de désinfection et de remise aux normes des réseaux a été menée en début de semaine pour garantir à nouveau la potabilité de l'eau dans l'ensemble du commissariat.
Une réunion extraordinaire du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail se tiendra ce vendredi à la préfecture pour examiner les poursuites judiciaires à engager contre le prestataire technique.
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