
New Delhi a officiellement demandé à Paris un accès aux technologies du Système de combat aérien du futur (SCAF). Le ministre indien de la Défense l'a confirmé devant le Parlement, selon les informations relayées par Defense News.
La démarche survient quelques semaines après l'implosion du FCAS, l'équivalent franco-allemand du programme. L'accord tripartite entre Paris, Berlin et Madrid a capoté mi-2026 sur fond de désaccords industriels persistants, laissant la France seule aux commandes d'un chantier colossal.
Dassault Aviation tient la baguette. L'avionneur français负责 la conception du futur appareil et pousse pour un rapprochement accéléré avec l'Inde, un partenaire historique depuis le contrat Rafale. Le pays asiatique exploite aujourd'hui plusieurs escadrons de Rafale et cherche à muscler sa flotte face à la Chine.
Le besoin est critique. L'armée de l'air indienne aligne des appareils vieillissants, MiG-21 en tête, promis à un retrait progressif. Le pays manque cruellement d'un remplaçant crédible à court terme, et aucun programme national n'a encore abouti.
Rajnath Singh, ministre indien de la Défense, a précisé que des « mesures coordonnées » avaient été prises. Aucune date butoir n'a filtré, mais l'urgence militaire dicte le calendrier. L'Inde ambitionne un premier vol d'ici 2035.
Paris, silencieux publiquement, multiplie les contacts discrets. Le Quai d'Orsay et le ministère des Armées examinent les conditions d'un transfert de briques technologiques sensibles. L'intelligence artificielle de mission, la furtivité et les moteurs nouvelle génération figurent en haut de la liste.
L'enveloppe financière n'a pas été dévoilée. Le SCAF, évalué à plusieurs dizaines de milliards d'euros, a déjà englouti d'importants crédits de recherche côté français. L'arrivée de New Delhi, gros acheteur de défense, pourrait relancer une dynamique essoufflée.
Le Japon et le Royaume-Uni, partenaires du programme Global Combat Air Programme (GCAP), observent de près. Un basculement indien vers le SCAF rebattreait les cartes asiatiques du combat aérien, où Tokio mise sur son propre chasseur furtif à horizon 2035.
New Delhi a déjà manifesté son intérêt pour le GCAP l'an passé. Le choix final, attendu courant 2027, dépendra des garanties industrielles offertes par chaque camp, a indiqué à la presse une source proche des négociations.
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