Sonia Mabrouk débarque sur BFMTV : la rédaction gronde déjà

Trois jours après ses débuts sur BFMTV, Sonia Mabrouk essuie les critiques des syndicats et de la société des journalistes, qui dénoncent une dérive éditoriale.Breaking News, Divertissement, television, 100% Mabrouk, Benjamin Duhamel, BFMTV, CGT, CNews, extrême droite, France Inter, société des journalistes, Sonia Mabrouk, syndicats SNJ, PAKET AFE, newsTrois jours après ses débuts sur BFMTV, Sonia Mabrouk essuie les critiques des syndicats et de la société des journalistes, qui dénoncent une dérive éditoriale.
Sonia Mabrouk débarque sur BFMTV : la rédaction gronde déjà

Paris, 27 août 2026. Trois jours seulement après son arrivée sur BFMTV, Sonia Mabrouk se retrouve au centre d'une tempête interne. La journaliste, débarquée de CNews à la rentrée, fait l'objet d'un communiqué commun des syndicats SNJ et CGT du groupe RMC BFM, publié mercredi 26 août.

Le ton est sévère. Les syndicats accusent l'émission « 100 % Mabrouk » de dérouler un « défilé de personnalités d'extrême droite » et déplorent une ligne directement importée de son ancienne chaîne. « Sonia Mabrouk importe la ligne CNews, la direction regarde ailleurs », fustigent les représentants du personnel.

La société des journalistes de BFMTV a pris position dans la foulée. Elle redoute un déséquilibre des plateaux et s'inquiète, selon les termes du communiqué repris par 20 Minutes, d'une dérive vers « une pâle copie d'une chaîne d'opinion ». Un scénario que la rédaction refuse d'épouser.

Sonia Mabrouk, 47 ans, n'a pas tardé à sortir du silence. Invitée jeudi 27 août de la matinale de France Inter par Benjamin Duhamel, l'animatrice a répondu point par point aux attaques. « Je ne suis pas la première », a-t-elle lancé au micro, défendant un choix d'invités dicté par l'actualité.

La journaliste assume. Elle rappelle que d'autres présentatrices ont, avant elle, convié des figures controversées sans déclencher pareil tolles. Une ligne de défense qui n'a pas désarmé ses contradicteurs, ni au sein de la rédaction ni dans les rangs syndicaux.

La direction de BFMTV, elle, temporise. Contactée par Le Parisien, elle renvoie à la liberté éditoriale de chaque animateur et minimise la portée de la polémique naissante. Aucune sanction, aucun recadrage public n'a filtré jeudi midi.

L'enjeu dépasse le seul cas Mabrouk. Le transfert de la journaliste de CNews vers le groupe RMC BFM, annoncé cet été, constitue l'un des mouvements médiatiques les plus surveillés de la rentrée 2026. RMC Story, BFMTV, RMC : trois antennes, trois lignes, et désormais une question d'identité éditoriale qui agite les étages de la maison.

Prochaine étape : la diffusion du deuxième numéro de « 100 % Mabrouk », prévue en access prime time la semaine prochaine sur BFMTV. La rédaction de la chaîne a d'ores et déjà annoncé qu'elle surveillerait « chaque plateau » et qu'elle n'hésiterait pas à alerter la direction en cas de nouveau déséquilibre.

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