
Dix-huit ans de microphone. Thomas Legrand ne figure plus dans la grille de rentrée de France Inter, publiée lundi. L'information a immédiatement provoqué un tollé dans les rangs de la profession.
Le journaliste a rompu le silence ce mercredi 26 août dans une tribune publiée par Le Monde. « J'ai d'abord accepté de me taire », écrit-il. Un an après lapolémique qui l'avait déjà éloigné des ondes, l'éditorialiste politique franchit le pas.
Selon ses propres mots, la radio publique a « plié sous le poids des pressions politiques ». Une accusation grave que la direction de Radio France n'a pas souhaité commenter dans l'immédiat.
Sonia Mabrouk, elle, occupait jeudi la matinale de la même station. La journaliste aux positions tranchées sur CNews a été reçue en grande pompe par France Inter. Une ironie que personne ne semble avoir soulignée en interne.
Charles Sapin, éditorialiste de Valeurs Actuelles, rejoint également l'équipe de la station publique à la rentrée. Le contraste avec le sort réservé à Thomas Legrand n'a échappé à personne dans les couloirs de la maison ronde.
« Les directions de rédactions doivent être plus courageuses face aux campagnes extérieures », a martelé l'ancien éditorialiste dans sa tribune. Une mise en garde qui résonne particulièrement dans le contexte politique actuel.
Cette exclusion marque un tournant dans l'histoire de France Inter. La station publique, pilier de l'audiovisuel français, se retrouve une nouvelle fois au centre d'une tempête médiatique autour de son indépendance éditoriale.
La direction de Radio France n'a pas communiqué sur les raisons exactes de ce choix. Un conseil d'administration doit se réunir prochainement pour statuer sur les orientations stratégiques de la grille automnale.
Publicité
En savoir plus sur PAKET AFE
Subscribe to get the latest posts sent to your email.