
Donald Trump a rejeté samedi 26 septembre depuis Washington le plan de cessez-le-feu proposé par l'Iran pour rouvrir sous sept jours le détroit d'Ormuz, jugeant les conditions de Téhéran inacceptables alors que la tension militaire culmine dans le Golfe.
La Maison Blanche a qualifié l'initiative iranienne de manœuvre désespérée, affirmant que le régime islamique subit de plein fouet l'asphyxie économique imposée par les sanctions américaines. Devant les journalistes massés sur la pelouse sud de la présidence, le chef de l'État américain a martelé que ses adversaires sont en train de perdre la main et cherchent une porte de sortie rapide sans faire de réelles concessions.
Téhéran a répliqué immédiatement ce dimanche par la voix de ses canaux officiels en maintenant fermement ses exigences initiales pour la réouverture de cette voie maritime par laquelle transite un tiers du pétrole mondial. Le gouvernement iranien exige la levée immédiate des sanctions pétrolières et financières avant tout déminage ou retrait de ses forces navales positionnées dans les eaux stratégiques du détroit.
Le Wall Street Journal révèle dans son édition dominicale que le président américain temporise actuellement et planifie une reprise des frappes aériennes ciblées contre les infrastructures militaires iraniennes. Selon des sources sécuritaires citées par le quotidien économique, cette campagne de bombardements intensifs interviendrait juste après les élections de mi-mandat afin d'éviter des turbulences politiques majeures avant le scrutin.
Le détroit d'Ormuz demeure totalement bloqué à la navigation commerciale, paralysant les exportations de brut des monarchies du Golfe et provoquant une instabilité inédite sur les marchés énergétiques mondiaux. Les forces du Commandement central américain (CENTCOM) ont renforcé leur présence navale en mer d'Arabie, déployant deux porte-avions supplémentaires pour parer à toute provocation de la marine des Gardiens de la révolution.
Quatre-vingts dollars le baril de Brent constitue désormais le seuil d'alerte pour les économies occidentales, qui redoutent un choc pétrolier prolongé si le blocus maritime persiste durant l'automne. Les experts du secteur de l'énergie estiment que chaque jour de fermeture du détroit aggrave la pénurie de brut lourd en Europe et en Asie, forçant les raffineries à puiser massivement dans leurs réserves stratégiques.
Londres et Paris multiplient les contacts diplomatiques secrets avec les émissaires iraniens pour tenter de désamorcer l'escalade militaire, sans obtenir pour l'instant de fléchissement de la part de la ligne dure du régime. Les chancelleries européennes craignent qu'une riposte armée américaine ne déclenche un conflit régional généralisé impliquant le Liban, l'Irak et le Yémen.
Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira en urgence mardi prochain à New York pour examiner la situation sécuritaire dans le Golfe et voter une éventuelle résolution de protection des voies maritimes internationales.
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