
Les ports ukrainiens de la mer Noire restent bloqués. Kharkiv et Odessa, plaques tournantes de l'exportation céréalière, croupissent sous une impasse diplomatique et militaire. En cinq jours d'intensification des frappes, les expéditions de blé ont plongé de 45%.
Les cours du blé ont bondi de 12% depuis lundi sur le marché de Chicago. Une hausse brutale. Les opérateurs redoutent un retour aux sommets de 2022, quand le conflit avait propulsé les tarifs à des records historique
« Nous assistons à une nouvelle déstabilisation des chaînes d'approvisionnement mondiales », a déclaré un trader londonien sous couvert d'anonymat. La Russie a menacé de considérer tout navire civil traversant la zone comme une cible militaire potentielle.
L'Ukraine produisait 80 millions de tonnes de céréales avant-guerre. L'an dernier, elle n'en a exporté que 49 millions. Cette année, les prévisions tombent à 43 millions. Kiev accuse Moscou de sabotages délibérés sur les infrastructures portuaires.
La Turquie, médiatrice historique sur le dossier céréalier, a convoqué une réunion d'urgence. Ankara œuvre pour rouvrir le corridor maritime vital. Les négociations butent sur la question des garanties de sécurité pour les transporteurs.
Les pays africains payent déjà le prix fort. L'Égypte, premier importateur mondial de blé, voit ses stocks se réduire. Le Caire a dépêché une délégation au siège de l'ONU pour réclamer une intervention immédiate.
Les assureurs maritimes fuient la zone. Lloyd's of London et Swiss Re ont suspendu leurs couvertures dans le bassin. Les armateurs greek et norvégiens contournent désormais la région, allongeant les délais et les coûts.
Une nouvelle réunion se tient vendredi à Istanbul. La communauté internationale presse les deux camps de trouver un accord avant une nouvelle escalade.
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