Nearly 5.84 million registered with France Travail at the end of July, unions take legal action

France Travail had 5,835,800 registered at the end of July 2026, up 0.5% in one month. The unions are taking management to court for lack of transparency on the reorganization plan.News, Breaking News, Society, CSEC, Dares, job seeker, France Work, registered July 2026, Full employment law, Moselle, workforce reduction, reorganization, justice unions, AFE PACKAGE, newsFrance Travail had 5,835,800 registered at the end of July 2026, up 0.5% in one month. The unions are taking management to court for lack of transparency on...
Nearly 5.84 million registered with France Travail at the end of July, unions take legal action

5,835,800 people were registered with France Travail in categories A, B, C at the end of July 2026, according to Dares figures published on Wednesday. A figure up 0.5% in a single month.

Cette progression s'inscrit dans une tendance lourde. Malgré les promesses de la loi Plein emploi, qui a créé de nouvelles catégories de suivi, l'institution peine à absorber l'afflux de demandeur d'emploi. À cela s'ajoute une incohérence statistique : l'Insee intègre désormais Mayotte dans ses données sur le chômage, mais France Travail continue de publier ses chiffres sans cette extension territoriale.

Dans le Grand Est, la situation reste toutefois contrastée. Fabrice Nourdin, directeur territorial France Travail en Moselle, défend une autre réalité. « Aujourd'hui, on recrute d'abord une personne », a-t-il déclaré. Son message : les entreprises doivent changer leur regard sur les candidats, au-delà du diplôme ou du CV. Les compétences et les savoir-être priment désormais, assure-t-il.

Mais la réorganisation en cours divise profondément en interne. L'ensemble des élus au Conseil économique et social central (CSEC) de France Travail a assigné la direction devant le tribunal judiciaire de Paris, mercredi. Objectif : obtenir des informations précises sur le plan de restructuration.

Les représentants du personnel redoutent des réductions d'effectifs à terme. Ils reprochent à la direction un manque flagrant de transparence. Moins de hiérarchie, plus d'agents sur le terrain, mais aucune visibilité sur les moyens alloués. Un comble pour une institution censée accompagner les privés d'emploi.

La direction n'a pas commenté publiquement ces poursuites. Un cabinet extérieur a été chargé d'auditer l'organisation, ont confirmé plusieurs sources syndicales. Les échanges entre la direction et les salariés se sont tendus ces dernières semaines.

Cette action en justice intervient dans un contexte d'inquiétude croissante. Les nouvelles catégories créées par la loi Plein emploi continuent de gonfler les effectifs suivis par l'opérateur, sans que les moyens humains n'augmentent proportionnellement.

L'audience devant le tribunal judiciaire de Paris est prévue dans les prochaines semaines. Les syndicats espèrent contraindre la direction à produire les documents relatifs à la réorganisation.

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