L'arbitre anglais Matthew Carley cristallise les critiques après le premier test entre les Springboks et les All Blacks. D'anciennes gloires anglaises et sud-africaines exigent des sanctions plus sévères avant le deuxième acte au Cap.Deporte, arbitrage rugby, Ben Youngs, Cape Town, Dan Cole, Greatest Rivalry, Matthew Carley, Nick Mallett, Springboks All Blacks, test rugby, Victor Matfield, PAQUETE AFE, newsL'arbitre anglais Matthew Carley cristallise les critiques après le premier test entre les Springboks et les All Blacks. D'anciennes gloires anglaises et...
Johannesburg, samedi 6 septembre. L'arbitre anglais Matthew Carley a sifflé la défaite des Springboks sud-africains 33 à 16 face aux All Blacks néo-zélandais, à Ellis Park, déclenchant une tempête qui ne retombe pas. Au cœur du premier acte de la série Greatest Rivalry, ses décisions ont alimenté les colonnes des journaux et les tribunes télévisées des deux camps.
Dan Cole et Ben Youngs, deux figures du rugby anglais à la retraite, ont pris la parole dès le lundi suivant. Sur le podcast de Planet Rugby, ils ont livré un jugement sans détour. L'ancien pilier aux 110 sélections a estimé que l'officiel de 41 ans avait laissé passer des fautes grossières côté All Blacks. Son compère, demi de mêlée passé par Leicester, a appuyé le diagnostic : un carton aurait dû sortir plus tôt, selon lui.
Springbok Stadium, antenne sud-africaine, a relayé les analyses de deux monstres sacrés locaux. Nick Mallett, ancien sélectionneur des Boks dans les années 2000, a épluché chaque séquence litigieuse aux côtés de Victor Matfield, l'ex-seconde ligne aux 121 capitanats. Les deux hommes ont disséqué au moins trois décisions clés sur SuperSports Final Whistle Presents Side Entry.
Cape Town, samedi prochain. Le deuxième test se profile au DHL Stadium, et l'arbitrage monopolise déjà toutes les conversations. World Rugby n'a pas encore tranché sur un éventuel changement d'arbitre, une décision attendue dans les 48 prochaines heures selon plusieurs sources proches du dossier.
Matthew Carley totalise 41 ans et officié en Top 14, en Premiership et en Champions Cup. Sa désignation pour ce choc avait déjà fait grincer des dents en Afrique du Sud, où l'on redoutait un manque de-neutralité britannique. Le message a été reçu cinq sur cinq côté néo-zélandais, qui savourent un break acquis à l'extérieur.
Ellis Park, 62 000 spectateurs. L'ambiance était électrique, mais plusieurs ramassages de jeu litigieux ont échappé à la vigilance de l'arbitre selon les consultants. Un plaquage haut dans les vingt premières minutes n'a valu qu'un simple avertissement verbal, un choix qui a ulcéré les commentateurs sud-africains.
Rassie Erasmus, sélectionneur des Springboks, a gardé le silence publiquement. Mais en privé, selon le Times, son staff aurait déjà préparé un dossier vidéo de cinq séquences litigieuses, format qu'il maîtrise depuis 2019 et le feuilleton de la finale du Mondial japonais. Le technicien de Nelspruit n'a jamais caché son sens tactique du combat institutionnel.
Scott Robertson, counterpart néo-zélandais, s'est contenté d'un sourire en conférence de presse. Ses joueurs savourent un avantage psychologique rare : un succès en terre sud-africaine après quatre défaites consécutives à l'extérieur dans cette compétition. Le rendez-vous du Cap, samedi 13 septembre à 17h00 locales, dira si la polémique arbitrale laissera des traces durables sur la suite de la série.
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