
L'opposant et journaliste algérien Ayoub Aissiou a été arrêté le 25 juillet 2026 à l’aéroport d'El Prat à Barcelone par la police espagnole, en exécution d'un mandat d'arrêt émis par Alger pour falsification et blanchiment, une procédure qualifiée de persécution politique par ses proches.
Vingt intellectuels français ont lancé un appel pressant aux présidents Emmanuel Macron et Pedro Sánchez pour bloquer cette procédure, dénonçant une dérive autoritaire et un marchandage diplomatique inacceptable.
Le 20 juillet 2026, soit cinq jours seulement avant l'interpellation, le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez effectuait une visite officielle à Alger pour sceller des accords énergétiques majeurs, incluant une hausse des livraisons de gaz vers l'Europe.
La défense d'Ayoub Aissiou qualifie d'aberration totale la validation de cette demande d'extradition par le ministère espagnol de la Justice, soulignant les risques de torture encourus par le journaliste.
En 2019, cet homme d'affaires dirigeait El Djazairia One, le média indépendant le plus influent d'Algérie avec plus de six millions d'abonnés et une audience mensuelle dépassant les 200 millions de vues sur internet.
Le gouvernement d'Abdelmadjid Tebboune a méthodiquement démantelé cette entreprise de presse, saisissant l'intégralité de ses avoirs financiers et forçant ses dirigeants à l'exil après des enquêtes sur la corruption d'État.
Les médias officiels à Alger présentent désormais le journaliste comme un agent de propagande lié au sionisme et aux services de renseignement marocains, des accusations classiques pour justifier la répression des voix dissidentes.
L'Audience nationale à Madrid se réunira le 15 septembre prochain pour examiner le recours de la défense et décider si l'Espagne livrera définitivement le journaliste aux geôles algériennes.
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