
La Caisse nationale de l'Assurance maladie (Cnam) applique depuis le 1er septembre 2026 un tour de vis réglementaire sans précédent sur les arrêts de travail en France, bloquant désormais le versement des indemnités journalières aux salariés dont la prescription initiale dépasse 31 jours sans justification médicale écrite et explicite du médecin. Cette mesure administrative cible directement les arrêts de moyenne et longue durée prescrits dès la rentrée.
Le décret du 12 juin 2026 encadre désormais de manière stricte la durée de chaque congé maladie, limitant la première prescription à un maximum de 31 jours et fixant le plafond de chaque prolongation successive à 62 jours. Tout manquement à cette règle de rédaction sur l'ordonnance entraîne une suspension immédiate des indemnités journalières de la Sécurité sociale.
Les médecins généralistes se retrouvent en première ligne face à cette réforme administrative qui s'est installée discrètement à la rentrée, les contraignant à rédiger manuellement une motivation médicale détaillée sous peine de pénaliser financièrement leurs patients. Plusieurs syndicats de praticiens dénoncent déjà une surcharge bureaucratique inutile qui nuit à la relation de soin.
Une étude du groupe Malakoff Humanis révèle que 32 % des salariés français ont bénéficié d'au moins un arrêt de travail au cours de l'année 2025, un chiffre qui traduit la hausse constante de l'absentéisme dans le secteur privé. Ce niveau historique de recours aux congés de santé pèse lourdement sur les comptes de la branche maladie.
Le taux d'absentéisme global s'établlit désormais à 4,3 % sur l'ensemble du territoire national, ce qui représente un bond de 25,5 % par rapport aux données enregistrées en 2019, juste avant la crise sanitaire. Les pouvoirs publics cherchent par tous les moyens à endiguer cette dérive budgétaire qui menace l'équilibre de la Sécurité sociale.
Le ministre des Armées Sébastien Lecornu avait prévenu dès le début de l'été que l'exécutif prendrait des mesures d'économie drastiques pour redresser les comptes publics de la nation. Les arrêts de travail de longue durée constituent l'une des cibles prioritaires de ce plan de rigueur budgétaire.
Deux projets de décrets transmis aux instances consultatives de la Cnam prévoient de réduire à un an maximum, contre trois ans actuellement, la durée d'indemnisation pour les assurés souffrant de dépression légère ou de troubles musculo-squelettiques (TMS)
Annuncio
Scopri di più da PACCHETTO AFE
Iscriviti per ricevere gli ultimi post inviati alla tua email.