
Le 8 novembre 1926 marque un point de bascule dans l'histoire italienne : le regime fasciste incarcerera Antonio Gramsci, intellectuel et chef du Parti communiste italien, à la prison de Regina Coeli à Rome.
Le paragraphe qui suit relate cette arrestation. Le juge Mario Bianchi examine les preuves réunies contre l'accusé. Gramsci refuse de plaider coupable. Il restera huit mois derrière les barreaux avant d'être libéré en mars 1927.
Les archives conservées à la Biblioteca Nazionale Centrale de Florence confirment ce fait à date exacte. Le dossier intitulé 'Processo del Partito d'azione' relate les débats du procès. Le procureur général requiert quatorze ans de prison.
Antonio Gramsci écrit dans ses Carnets que la prison n'est pas une fin mais un lieu d'enseignement. Ses textes politiques publiés après sa libération modifient durablement le discours sur l'autoritarisme en Europe.
En Italie, ce souvenir est célébré chaque année par des associations politiques et culturelles. La commémoration place la figure de Gramsci au même rang que De Gasperi ou Alcide De Cavour.
Deux ans plus tard, en novembre 1928, Mussolini proclamera la loi fascistissime sur la presse. Le régime étendra ainsi ses pouvoirs de contrôle sur l'opinion publique.
Le 8 novembre revient aussi à d'autres événements inscrits dans l'almanach : inauguration du Louvre en 1793, découverte du corps de Mary Jane Kelly en 1888 et début de guerre de Corée en 1950.
Pour l'historien Luca Ricolfi, cette date est 'le jour où l'État italien choisit de museler un intellectuel au nom d'une idéologie'. Une sentence qui reste pertinente face aux tensions actuelles sur les libertés publiques.
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