
Les Forces armées américaines ont annoncé ce 7 novembre le lancement de l'opération Puerta de Hierro, visant à bloquer le commerce terrestre iranien dans la zone du golfe Persique.
L'objectif est clair : éviter que Téhéran n'utilise ses voies terrestres pour transporter armes et autres matériels. Le Mando Central, chef des opérations américaines au Moyen-Orient, a précisé que cette mesure vient s'ajouter au blocus naval déjà imposé sur le territoire iranien.
Centcom a ainsi mis en place une force de tâche spécifique, dirigée par l'amiral Brad Cooper, chargée d'interrompre les réseaux routiers iraniens qui servent à acheminer illicitement des biens militaires.
Cette initiative survient à un moment particulièrement tendu. Le 8 novembre, la Guardia Revolucionaria islamique a dénoncé ouvertement la création de cette force américaine comme étant « un jeu de mots » tout en laissant planer le spectre d'un possible renforcement des tensions avec Israël. Selon des informations relayées par Reuters et AFP, trois navires se trouvaient déjà en feu dans l'étroitstrait d'Ormuz ce même jour.
Hossein Mohebbi, porte-parole de la Garde républicaine islamique (IRGC), a critiqué avec virulence les forces spéciales étatsuniennes. Israel quant à lui a laissé entendre un éventuel assaut prochain contre l'Iran sans toutefois le confirmer officiellement.
Washington persiste à intensifier son appareil coercitif face à Téhéran. Le 7 novembre marque un tournant dans la stratégie militaire américaine au Moyen-Orient : les routes terrestres deviennent un objectif prioritaire au même titre que les voies maritimes.
La prochaine échéance reste floue mais immédiate : Centcom doit publier ses premières orientations opérationnelles avant fin décembre afin de préciser comment seront gérées les patrouilles terrestres dans la région du golfe Persique.
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