
Le Niger a officialisé samedi 15 août 2026 la signature d'un accord de 1,9 milliard de dollars pour la construction d'une raffinerie de pétrole dans la région de Dosso. Bakary Yaou Sangar, président du comité nigérien chargé des négociations avec le partenaire pétrolier, et Benjamin Day Marc, PDG du consortium Zimar Group et High Tech, ont apposé leur signature au palais de la Présidence à Niamey.
Cette convention marque une étape décisive dans la stratégie du pays pour maîtriser sa propre chaîne aval du pétrole. Niamey vise ainsi à réduire sa dépendance envers les擊类产品 importées et à capter davantage de valeur ajoutée sur son brut produit dans les champs de Tenere et d'Agadem.
Le mécanisme retenu est un contrat de type « build-operate-transfer » (construire-exploiter-transférer). Le consortium privé assumera la construction et l'exploitation de l'installation pendant une période définie, avant de céder les actifs à l'État nigérien. Ce montage financier permet à Niamey de limiter l'endettement public tout en conservant une perspective de reprise en main nationale.
La raffinerie de Dosso deviendra la deuxième du pays après celle de Zinder, exploitée depuis 2011. Sa capacité de traitement n'a pas été précisée dans le communiqué officiel. Le projet inclut également un complexe pétrochimique chargé de produire des dérivés destinés à l'industrie locale.
L'État nigérien a visiblement cherché à diversifier ses partenaires depuis le départ des groupes occidentaux après les coups d'État de 2023. Le consortium Zimar Group et High Tech, dont les origines exactes restent floues, incarne ce recentrage vers de nouveaux acteurs bilatéraux sur le continent.
Cette infrastructure intervient alors que le Niger a lancé l'exploitation d'un nouveau gisement onshore avec un partenaire bilateral non identifié. Les revenus pétroliers représentent désormais une part croissante du budget national, dans un contexte de réduction drastique de l'aide internationale occidentale.
Le calendrier prévisionnel table sur un début des travaux au premier trimestre 2027. La mise en service commerciale est attendue dans un délai de trois à quatre ans après le lancement officiel du chantier.
Une cérémonie protocolaire s'est tenue en présence du Premier ministre et des membres du gouvernement des Hydrocarbures. Les négociations avaient duré près de dix-huit mois entre les services techniques nigériens et les représentants du consortium.
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