
Le rial iranien a plongé lundi à 2,02 millions pour un dollar américain lors de l'ouverture des marchés des changes, un niveau historique jamais atteint auparavant.
Cette dégringolade intervient alors que le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent a détaillé depuis Washington l'opération baptisée « Economic Outcast » (Paria économique), menaçant de sanctions secondaires les pays refusant de rompre leurs liens commerciaux avec Téhéran.
Les nouvelles mesures punitives seront officialisées lundi, a précisé le responsable américain lors d'une conférence de presse. Beijing n'a pas été nommé explicitement. Pourtant, la Chine reste le principal partenaire commercial de l'Iran, absorbant l'essentiel des ventes de pétrole iranien.
Ces importations représenteront « des dizaines de milliards de dollars » l'an dernier, selon les estimations du département du Trésor. Cette manne financière permet à Téhéran de maintenir sa économie à flot malgré les restrictions américaines.
La devise nationale iranienne subissait déjà une forte pression avant l'attaque conjointe américaine et israélo-syrienne menée le 28 février dernier. Les nouvelles sanctions promises par l'administration Trump agissent comme un couperet supplémentaire sur une économie déjà à genoux.
Le pouvoir d'achat des Iraniens s'effrite de manière continue depuis plusieurs mois. Les shelves des supermarchés restent désespérément vides. Les prix flambent. La population endure.
Téhéran compte sur son alliance stratégique avec Beijing pour survivre à cette offensive économique sans précédent. La question reste entière : la Chine acceptera-t-elle de sacrifier ses intérêts commerciaux pour complaire à Washington ?
Les experts économiques tablent sur une nouvelle dégradation rapide du rial dans les prochaines 48 heures, avant la mise en application exacte des nouvelles restrictions bancaires américaines.
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