Rima Hassan renvoyée devant le tribunal pour apologie présumée du terrorisme

Rima Hassan, eurodéputée LFI, jugée pour apologie du terrorisme après des centaines de tweets. Le procès s'ouvre le 9 mars 2027 à Paris.Notizie dell'ultima ora, Giustizia, Politica, apologie du terrorisme, CRIF, Jean-Luc Moudenc, La France Insoumise, LFI, loi antiterroriste 2014, procès, Rima Hassan, tribunal correctionnel Paris, universités d'été Toulouse, PACCHETTO AFE, newsRima Hassan, eurodéputée LFI, jugée pour apologie du terrorisme après des centaines de tweets. Le procès s'ouvre le 9 mars 2027 à Paris.
Rima Hassan renvoyée devant le tribunal pour apologie présumée du terrorisme

L'eurodéputée La France insoumise Rima Hassan sera jugée le 9 mars 2027 devant le tribunal correctionnel de Paris. Mise en cause pour apologie du terrorisme, l'élue de 33 ans doit répondre de propos publiés sur X entre 2023 et 2025.

La procédure trouve son origine dans un signalement de la plateforme Pharos. Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire en mars 2025, après des dizaines de plaintes déposées par des particuliers et plusieurs associations de victimes du terrorisme.

Quelque 270 tweets figurent au dossier. Les magistrats ont retenu une trentaine de messages, jugés les plus problématiques au regard de la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions antiterroristes.

Rima Hassan a contesté toute infraction. Lors d'une audition à la DGSI en juin 2025, l'élue a parlé de “maladresses de formulation” et réaffirmé son engagement contre l'extrémismeislamiste, selon son conseil Me Arié Alimi.

Le 23 août 2026, les universités d'été de LFI à Toulouse ont relancé la polémique. Un intervenant invité par Rima Hassan a qualifié le CRIF de “premier lobby de France” et dénoncé une “lutte contre le terrorisme utilisée comme poison politique”.

La classe politique a immédiatement réagi. Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a condamné des propos “inacceptables dans une démocratie”. Le CRIF 31 a appelé, dans un communiqué daté du 25 août, à “une prise de conscience citoyenne sur les ambiguïtés de LFI”.

À gauche, plusieurs responsables insoumis ont pris leurs distances. La députée des Bouches-du-Rhône Danièle Obono a demandé “un cadrage strict” des prises de parole publiques des cadres du mouvement.

Le bureau national du parti a publié un communiqué le 26 août 2026. Le texte rappelle “l'attachement de LFI à la lutte antiterroriste” et précise que les propos tenus à Toulouse “n'engagent que leur auteur”.

Le 9 mars 2027, le tribunal correctionnel de Paris examinera les faits reprochés. Le parquet a requis un placement sous contrôle judiciaire, refusé en l'état par la juge des libertés et de la détention.

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