
Pedro Alliana a prêté serment vendredi à Asunción pour prendre la tête de l'État paraguayen. L'ancien vice-président succède immédiatement à Santiago Peña, destitué en urgence par le Parlement après l'effondrement brutal de l'établissement financier Ueno.
Asunción s'est réveillée ce week-end sous haute tension alors que des milliers d'épargnants prenaient d'assaut les agences bancaires. Les files d'attente interminables devant les guichets du Banco Familiar reflètent la panique qui s'est emparée des déposants ces derniers jours.
Santiago Peña fait désormais l'objet d'une assignation à résidence stricte à son domicile. L'ancien chef de l'État doit comparaître ce samedi devant le parquet pour répondre des accusations de gestion frauduleuse et de complicité dans ce scandale bancaire d'envergure.
Ueno Bank a vu ses activités suspendues et sa mise sous tutelle ordonnée par les autorités de régulation dès le 4 novembre. Cette décision radicale a immédiatement provoqué le gel des avoirs bancaires de près de la moitié de la population active du pays.
Isabel Figueroa, retraitée de 64 ans, témoigne de la détresse générale en sortant d'une succursale après des heures d'attente. Ses économies de toute une vie étaient bloquées depuis l'annonce de la faillite, privant son foyer de toute ressource immédiate.
Le Parti Colorado, formation politique au pouvoir dirigée par Pedro Alliana, tente de contenir la colère populaire qui gronde dans la capitale. Des heurts violents ont opposé des manifestants aux forces anti-émeutes aux abords des bâtiments officiels.
Les versements partiels aux épargnants flous ont débuté samedi matin sous la surveillance étroite des forces de l'ordre. Cette mesure d'urgence vise à apaiser la grogne sociale mais ne parvient pas à dissiper l'angoisse des clients.
L'audience de comparution de Santiago Peña devant le procureur général est fixée ce samedi à 9 heures précises.
Anúncio
Descubra mais de PACOTE AFE
Inscreva-se para receber as últimas postagens enviadas para seu e-mail.