Brésil : alerte maximale face à la prolifération des scorpions dans les villes

Le Brésil fait face à une augmentation critique des piqûres de scorpions. Les autorités sanitaires réfutent les remèdes populaires et imposent des mesures strictes.Научные новости, Последние новости, Любопытство, brésil, Butantan, chamam, Климат, escorpiões, exigem, jardim, plantas, Здоровье, Scorpion, ПАКЕТ AFE, newsLe Brésil fait face à une augmentation critique des piqûres de scorpions. Les autorités sanitaires réfutent les remèdes populaires et imposent des mesures...
Brésil : alerte maximale face à la prolifération des scorpions dans les villes

Le ministère brésilien de la Santé a déclenché ce jeudi une alerte nationale face à la multiplication des attaques de scorpions jaunes dans les zones urbaines, favorisée par l'alliance inhabituelle de fortes chaleurs et de pluies torrentielles à travers tout le pays.

L'Institut Butantan de São Paulo a publié un rapport technique démontrant l'inutilité de l'élevage de poules domestiques pour éradiquer ces arachnides des jardins. Les biologistes expliquent ce décalage par le rythme biologique des deux espèces : les gallinacés dorment dès le crépuscule, tandis que le redoutable Tityus serrulatus ne sort de sa cachette que la nuit pour chasser ses proies.

Trois mille cas de piqûres ont déjà été recensés dans l'État de Pernambouc depuis le début de la saison humide, poussant les hôpitaux régionaux à réorganiser leurs stocks de sérum antivenimeux. Les services d'urgence de Recife signalent une hausse de 15 % des admissions liées à ces attaques par rapport à la même période l'an dernier.

Les bromélias à réservoir d'eau, très populaires dans les aménagements paysagers brésiliens, concentrent l'attention des spécialistes de l'environnement. Une étude universitaire menée sur l'espèce Tityus neglectus prouve que ces plantes ne repoussent pas les prédateurs mais leur servent au contraire de refuge humide et de voie de fuite idéale face aux prédateurs naturels.

Cent cinquante agents sanitaires parcourent actuellement les banlieues de Belo Horizonte pour inspecter les habitations et détruire les nids potentiels. Les autorités locales martèlent que seule la barrière physique reste efficace, exigeant des habitants le colmatage systématique des fissures murales et la pose de grilles fines sur l'ensemble des canalisations d'évacuation.

Le marché brésilien des insecticides chimiques subit également les critiques des toxicologues qui rappellent l'inefficacité de ces produits sur les scorpions. Ces arachnides possèdent la capacité de fermer leurs stigmates respiratoires pendant plusieurs heures, rendant les pulvérisations classiques inutiles voire dangereuses car elles excitent l'animal et augmentent sa virulence.

Les décharges sauvages et l'accumulation de gravats de chantier à proximité des habitations constituent le premier facteur de prolifération dans les métropoles. Les municipalités du sud-est du pays ont annoncé un renforcement des amendes pour les propriétaires laissant leurs terrains vagues à l'abandon, espérant ainsi priver les scorpions de leur nourriture principale, les blattes.

Une réunion d'urgence de la commission nationale de biosécurité se tiendra le 15 octobre prochain à Brasilia pour valider un nouveau protocole de distribution des sérums dans les dispensaires isolés. “Nous devons anticiper le pic épidémique de novembre en formant les médecins d'urgence dès cette semaine”, a déclaré le directeur de la vigilance sanitaire lors de son point presse hebdomadaire.

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