
Téhéran, 29 août 2026 – Le président iranien Masoud Pezeshkian a déclaré vendredi que l'Iran est prêt à négocier avec les États-Unis, tout en exprimant sa méfiance à l'égard de Washington. Ses propos, rapportés par l'agence Xinhua, interviennent alors que les tensions entre les deux pays restent vives.
« Nous négocierons avec les États-Unis, mais nous restons méfiants », a affirmé le chef de l'État lors d'une cérémonie à Téhéran. Il a souligné que Téhéran honorera ses engagements uniquement si l'autre partie fait de même, une position constante depuis son entrée en fonction.
Dimanche, Masoud Pezeshkian a exhorté le président américain Donald Trump à éviter de créer des troubles, insistant sur le fait que les problèmes peuvent être résolus par le dialogue. « Si nous procédons par le dialogue et sur la base du mémorandum d'entente, nous résoudrons les problèmes et garantirons nos droits », a-t-il déclaré, selon l'agence Mehr.
Ces déclarations surviennent dans un contexte de tensions persistantes autour du programme nucléaire iranien et des sanctions économiques américaines. L'accord de 2015, dit JCPOA, a été fragilisé par le retrait américain en 2018, et les négociations pour le relancer n'ont pas abouti.
Le président iranien a insisté sur l'intérêt pour le pays, la région et le monde entier que Trump ne cède pas à la provocation. « Il est dans l'intérêt du pays, de la région et du monde que Trump ne crée pas de tourmente », a-t-il ajouté, appelant à une désescalade.
Masoud Pezeshkian, réformateur élu en juillet 2026, a fait de la diplomatie une priorité. Sa volonté de négocier avec les États-Unis marque une inflexion après des années de confrontation sous son prédécesseur, mais la méfiance reste profonde des deux côtés.
Les observateurs notent que la mise en œuvre du mémorandum d'entente, évoqué par le président, pourrait servir de base à une reprise du dialogue. Aucune date n'a toutefois été fixée pour d'éventuelles discussions bilatérales.
La prochaine échéance majeure est la réunion de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, prévue en septembre, où les dirigeants iraniens et américains pourraient se croiser. Les diplomates suivront de près les signaux d'ouverture ou de fermeture de part et d'autre.
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