
Le parquet de Namur a annoncé mardi 26 août 2026 que les autopsies pratiquées sur les corps découverts près d'Onhaye, dans le sud de la Belgique, n'ont pas permis d'identifier les causes de la mort. Les dépouilles sont très probablement celles de Bryan Brigou, 29 ans, et de son fils Tyméo, cinq ans, portés disparus depuis le 27 juin.
Le procureur du Roi a livré ces premiers résultats médico-légaux lors d'un point de presse tenu en fin de journée. « On peut raisonnablement le penser », avait déclaré le magistrat la veille, lundi, au sujet de l'identification probable des deux corps. L'identification formelle doit encore passer par des analyses complémentaires, dont des tests ADN en cours.
Le premier corps, celui d'un enfant, a été retrouvé lundi soir dans un sous-bois longeant un terrain de football. La voiture du père, stationnée non loin, avait été localisée peu après la disparition fin juin. Bryan et Tyméo s'étaient volatilisés dans des circonstances troubles qui n'ont jamais livré d'explication claire.
Un second cadavre a été mis au jour mardi lors de battues organisées par les services de secours. Les autorités judiciaires belges ont confirmé la découverte dans un périmètre restreint, à quelques centaines de mètres du stationnement du véhicule familial. La zone, boisée et difficile d'accès, complique les opérations de recherche depuis deux mois.
Les habitants d'Onhaye, village de la province de Namur, vivent la nouvelle avec stupeur. Plusieurs riverains interrogés par les médias locaux évoquent une communauté sous le choc, confrontée à l'irruption d'un drame qu'elle n'avait pas anticipé. Une cellule psychologique a été ouverte à destination des proches et des témoins des recherches.
Le 25 août, le parquet avait précisé que les opérations reprenaient après la découverte du premier corps. Les enquêteurs ont passé au peigne fin les abords du parking où la voiture de Bryan avait été signalée. L'hypothèse d'une chute accidentelle dans un terrain accidenté figure parmi les pistes étudiées, sans qu'aucune piste ne soit privilégiée à ce stade.
Les causes de la mort restent donc inconnues. Des expertises toxicologiques et anatomopathologiques complémentaires sont attendues dans les prochaines semaines. Le parquet de Namur n'a, pour l'heure, communiqué aucun élément suggérant une intervention d'un tiers ou un acte volontaire.
Une conférence de presse est prévue vendredi 29 août à 11h00 au tribunal de première instance de Namur pour faire le point sur l'avancée des analyses ADN et l'identification formelle des deux corps.
Publicité
En savoir plus sur PAKET AFE
Subscribe to get the latest posts sent to your email.