Le président iranien Massoud Pezeshkian rejette les sanctions américaines, Pékin soutient Téhéran et Trump mise sur l'asphyxie économique pour sortir d'un conflit enlisé.Breaking News, International, USA, asphyxie économique, Chine, conflit iranien, D-Day économique, Donald Trump, Gardiens de la révolution, Iran, Massoud Pezeshkian, Pékin, sanctions américaines, PAKET AFE, newsLe président iranien Massoud Pezeshkian rejette les sanctions américaines, Pékin soutient Téhéran et Trump mise sur l'asphyxie économique pour sortir d'un...
Massoud Pezeshkian l'a dit sans détour mercredi : les États-Unis n'obtiendront « rien » par la pression économique. Le président iranien a répondu frontalement à la menace d'« asphyxie » brandie par Washington, promettant de défendre la République islamique coûte que coûte face à la nouvelle offensive financière américaine.
Donald Trump a basculé de stratégie. Après les bombardements massifs du début du conflit, le président américain mise désormais sur un étranglement économique total de Téhéran, qualifié lundi de « D-Day économique » par son administration en référence au débarquement de 1944. L'objectif affiché : couper toutes les ressources financières de l'Iran pour forcer une capitulation que l'arme militaire n'a pas su obtenir sur le terrain.
Téhéran encaisse depuis près d'un demi-siècle. Embargos, gels d'avoirs, isolement diplomatique : la République islamique vit sous sanctions américaines quasi ininterrompues depuis 1979. Lundi, Washington a pourtant annoncé un nouveau train de mesures, présenté comme le plus radical jamais conçu contre le régime des mollahs, avec des sanctions secondaires visant tout pays ou entreprise commerçant avec l'Iran.
Pékin a réagi avec fermeté. La Chine a rejeté publiquement les sanctions américaines et réaffirmé son soutien à Téhéran, son partenaire stratégique et premier fournisseur pétrolier hors OPEP. Une posture qui complique sérieusement la stratégie d'asphyxie de Trump, Pékin absorbant encore une part significative des exportations iraniennes malgré les restrictions en vigueur.
Le piège se referme sur la Maison-Blanche. Le conflit iranien s'enlise, gagne en impopularité auprès de l'opinion américaine et ne débouche sur aucune victoire militaire claire. Trump, englué dans ce que plusieurs analystes qualifient déjà de « cul-de-sac », tente désormais un changement de tactique pour préserver ce qu'il reste de sa crédibilité internationale avant les échéances politiques internes.
L'économie iranienne plie mais ne rompt pas. Le rial s'effondre, l'inflation galope et le panier de la ménagère se vide, mais les structures du pouvoir restent debout. Les Gardiens de la Révolution contrôlent un vaste réseau parallèle d'importations, tandis que les pays voisins, Turquie et Émirats en tête, servent de plateformes de réexportation malgré la surveillance américaine.
Le 26 août 2026, la pression diplomatique s'intensifie. L'Union européenne, prudente, a appelé au dialogue plutôt qu'à l'escalade économique, redoutant une nouvelle vague migratoire et une flambée des prix de l'énergie. Moscou, allié historique de Téhéran, a dénoncé une « politique d'étouffement » contraire au droit international.
Pezeshkian, lors d'une allocution retransmise à la télévision d'État, a prévenu : « Le peuple iranien a survécu à des décennies d'agressions et continuera de résister. » Le ministre iranien des Affaires étrangères a annoncé une convocation prochaine du Parlement pour débattre des contre-mesures, dont un possible retrait partiel du Traité de non-prolifération nucléaire, envisagé dès la semaine prochaine à Téhéran.
En savoir plus sur PAKET AFE
Subscribe to get the latest posts sent to your email.