Retraites : Farandou promet un coup de rabot sur les écarts femmes-hommes d'ici 2027

Le patron de la SNCF Jean-Pierre Farandou veut réduire les inégalités de retraite entre femmes et hommes. Le gouvernement temporise face au coût budgétaire.Breaking News, Politique, Société, Bertrand Martinot, budget 2027, Conseil d'orientation des retraites, déficit public, désindexation pensions, inégalités femmes-hommes, Jean-Pierre Farandou, Michaël Zemmour, retraites, SNCF, PAKET AFE, newsLe patron de la SNCF Jean-Pierre Farandou veut réduire les inégalités de retraite entre femmes et hommes. Le gouvernement temporise face au coût budgétaire.
jean pierre farandou

Paris, 28 août 2026 — Le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou a officialisé jeudi sa volonté de résorber les écarts de pensions entre les femmes et les hommes, une promesse formulée dans les colonnes du Parisien. L'ancien ministre délégué aux Transports fixe un horizon 2027 pour engager une refonte ciblée du calcul des retraites.

Le chiffre frappe. Les femmes perçoivent encore 40 % de pension de moins que les hommes à carrière comparable, selon les données 2025 du Conseil d'orientation des retraites. Farandou juge cette fracture « inacceptable » et réclame un mécanisme de bonus pour les carrières hachées.

Le dossier arrive à un moment explosif. Le gouvernement prépare un budget 2027 sous contrainte de déficit public, et plusieurs économistes contestent déjà la méthode. Michaël Zemmour a fustigé vendredi, dans Le Monde, l'idée d'une désindexation des pensions présentée comme une « correction d'injustice ».

Bertrand Martinot enfonce le clou. L'économiste, interrogé par Le Point, qualifie la désindexation des retraites d'« inévitable » face au vieillissement démographique. Deux sons de cloche opposés, un calendrier commun : l'automne 2026 s'annonce décisif pour les finances sociales.

À Bercy, on temporise. Le ministère de l'Économie botte en touche sur le chiffrage précis du dispositif Farandou, évoquant « une mission d'évaluation en cours ». L'entourage de la ministre du Travail reconnaît le problème mais refuse tout engagement chiffré avant le projet de loi de financement de la Sécurité sociale présenté en octobre.

Les syndicats montent au créneau. La CFDT et la CGT ont salué l'initiative du patron de la SNCF tout en exigeant l'ouverture immédiate d'une négociation sur les droits familiaux. FO réclame pour sa part un bilan complet de la pénibilité, jugée « première variable d'ajustement oubliée par le gouvernement ».

La CFE-CGC, syndicat historiquement implanté à la SNCF, a salué la prise de position de son patron. Les cadres du ferroviaire attendent des mesures concrètes dès la rentrée parlementaire du 22 septembre, date de la rentrée sociale à l'Assemblée nationale.

La prochaine étape se joue dans trois semaines. Le rapport du COR attendu le 15 septembre livrera ses projections actualisées et servira de base à toutes les négociations à venir.

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