L'UEFA prépare une offensive contre Infantino avant le scrutin de mars 2027

L'instance européenne veut bloquer la réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA lors du scrutin de mars 2027. Philippe Diallo réunira le Comex de la FFF le 10 septembre.Спорт, Aleksander Ceferin, Comex, coupe du monde, élection mars 2027, FFF, FIFA, football européen, Gianni Infantino, Philippe Diallo, UEFA, ПАКЕТ AFE, newsL'instance européenne veut bloquer la réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA lors du scrutin de mars 2027. Philippe Diallo réunira le Comex de la...
L'UEFA prépare une offensive contre Infantino avant le scrutin de mars 2027

L'instance européenne du football a déclenché une offensive diplomatique d'envergure pour empêcher Gianni Infantino de décrocher un nouveau mandat à la présidence de la FIFA. L'élection est fixée à mars 2027, et l'UEFA mobilise ses réseaux pour priver le dirigeant italo-suisse d'un troisième scrutin victorieux.

Paris, Monaco, Nyon : les capitales du ballon rond bruissent de conciliabules depuis l'été. Les pontes du football européen se croisent dans les palaces de la Côte d'Azur, loin des vacanciers en maillot de bain, pour orchestrer la riposte. Le calendrier impose un vote en mars prochain, étape décisive d'une guerre froide ouverte depuis plusieurs mois entre Zurich et Nyon.

Gianni Infantino dirige la FIFA depuis février 2016, après avoir été le numéro deux de Michel Platini à l'UEFA. Sa réélection en 2019, puis son troisième mandat acquis en 2023, ont laissé des traces durables au sein de l'instance européenne. Plusieurs présidents de fédérations nationales lui reprochent une gouvernance jugée trop personnelle et des arbitrages financiers opaques sur les contrats de droits TV et les futures Coupes du monde à 48 équipes.

Le 26 août 2026, Philippe Diallo a confirmé la tenue d'un Comex de la Fédération française de football le jeudi 10 septembre. Le patron de la FFF a livré sa position au quotidien L'Équipe : « Maintenant, il est temps de prendre des positions claires. » La France, qui s'était opposée à Infantino lors du projet avorté de société commerciale, doit trancher entre soutien public et fronde assumée.

La candidature d'Infantino fragilise une coalition qui comptait encore quelques alliés en 2023. L'UEFA, présidée par Aleksander Ceferin, explore plusieurs pistes : rassemblement autour d'un candidat unique, abstention massive, ou dépôt d'une motion de défiance lors du prochain congrès. L'enjeu dépasse la seule personne du dirigeant : il porte sur le contrôle des calendriers internationaux, des montants de redistribution aux confédérations, et du format des Coupes du monde 2030 et 2034.

Plusieurs figures montantes du football européen songent à se déclarer. Aucun nom n'a encore fuité officiellement, mais les discussions évoquent des profils issus des fédérations du nord, traditionnellement critiques envers la gestion Infantino. Madrid, Londres et Lisbonne serviraient de plateformes discrètes aux rencontres préparatoires.

L'UEFA, qui boycottait partiellement certaines compétitions FIFA, pourrait lever cette posture radicale selon Eurosport. Le geste, s'il se confirmait, viserait à désamorcer un argument utilisé par Infantino : celui d'une rupture institutionnelle préjudiciable au football mondial. Une trêve tactique avant la bataille électorale, plus qu'une réconciliation sincère.

Le calendrier impose un verdict dès le 10 septembre, date du Comex de la FFF. Paris, 14h : les onze membres du comité exécutif voteront leur ligne. D'ici mars 2027, l'UEFA devra livrer un candidat ou une stratégie collective pour faire tomber Infantino.

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