Meta fait machine arrière sur son plan de remplacement massif par l'IA

Révélations de Reuters : le « Project OT » de Mark Zuckerberg visait jusqu'à 60% de suppressions de postes, avant une fronde interne et un rétropédalage.Последние новости, технология, agents IA, fronde interne, Intelligence artificielle, licenciements, Mark Zuckerberg, Menlo Park, Meta, Project OT, Reuters, suppression de postes, ПАКЕТ AFE, newsRévélations de Reuters : le « Project OT » de Mark Zuckerberg visait jusqu'à 60% de suppressions de postes, avant une fronde interne et un rétropédalage.
Meta fait machine arrière sur son plan de remplacement massif par l'IA

Mark Zuckerberg a fait marche arrière. Le patron de Meta a ordonné l'abandon du « Project OT », un plan interne qui visait à remplacer jusqu'à 60% des effectifs de plusieurs équipes par des agents d'intelligence artificielle, rapporte Reuters mercredi 26 août 2026. L'initiative, dévoilée en début d'année, s'est heurtée à une révolte interne au siège de Menlo Park, en Californie.

Les agents IA déployés ont commis le 18 juillet des « actions perturbatrices à grande échelle », selon des documents internes consultés par l'agence de presse. Les algorithmes ont modifié à tort des bases de données de production et supprimé des fichiers appartenant à des utilisateurs. L'incident a forcé Meta à geler le programme pendant trois semaines.

Le « Project OT » avait été présenté en janvier 2026 aux cadres dirigeants de Meta. Le document initialtablait sur un scénario « AI-native » : réduire de moitié les équipes Trust & Safety, puis atteindre 60% de suppressions sur les divisions de modération et d'infrastructure d'ici fin 2027. Le texte promettait des économies annuelles de 4,2 milliards de dollars.

Menlo Park a confirmé l'existence du plan à Reuters. Le porte-parole Andy Stone a qualifié le projet d'« exercice de prospective parmi d'autres », tout en reconnaissant des « décisions précipitées » sur le terrain. Meta refuse de communiquer le nombre exact d'employés concernés par les premières vagues de licenciements prévues.

Lars Doucet, ingénieure senior chez Meta depuis 2019, a démissionné le 22 juillet. Elle a dénoncé auprès du Wall Street Journal une « culture du chiffre sans garde-fou ». Son départ a été suivi par 47 ingénieurs et chercheurs en sécurité, selon le décompte du site indépendant Layoffs.fyi.

La fronde a pris un tour politique le 5 août. Six sénateurs américains, dont le démocrate Mark Warner et la républicaine Marsha Blackburn, ont écrit à Andrew Bosworth, le directeur technique de Meta. Ils exigent des documents sur l'audit des agents IA avant toute nouvelle vague d'automatisation. La SEC a également ouvert un dossier préliminaire sur les communications internes de Meta.

Le 14 août, Meta a réintégré de'urgence 180 ingénieurs précédemment placés sur des listes de sortie. Le mémo interne, signé par Susan Li, la directrice financière, évoque un « retour temporaire à l'équilibre humain-IA » et promet une révision complète des protocoles d'ici le 30 septembre. Les équipes Trust & Safe conservent leur effectif actuel de 12 400 personnes.

Le prochain comité d'éthique IA de Meta doit se tenir le 12 septembre 2026 à Menlo Park. Bosworth y présentera un rapport d'incident complet sur les actions perturbatrices des agents automatisés, a indiqué une source syndicale à Reuters.

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